BANDE À PART

Le titre : Such Ferocious Beauty

L’artiste : Cowboy Junkies

Le format : 33T/30 cm

La date de sortie : 2023

Le genre :  Psycho-folk

C’est qui ?:  Une sœur, un frère, un deuxième frère, et un autre gars parce qu’il faut bien que quelqu’un joue de la basse

Qui joue dessus ?: Margo Timmins, Michael Timmins, Alan Anton, Peter Timmins

Comment ca sonne ? : Aérien

Qualité du pressage :

Bonne.

Latent Recordings / Factor – Pressage Original CAN de 2023.

Ce qu’on en pense :

Un nouvel album de Cowboy  Junkies, c’est toujours la joie.

Un groupe qui, depuis 37 ans, n’a jamais sorti un mauvais album. On n’a pas vérifié auprès du 2ICQ2R (acronyme de l’Institut International de Contrôle Qualité du Rock’n’Roll, basé à Memphis depuis 1954 – Président : Keith Richards), mais il semblerait que peu de formations soient dans ce cas.

Par contre, depuis plusieurs années, les maisons de disques ont décidé que ce genre de musique n’intéressait plus personne en Europe, ne distribuant plus les disques. Que des imports. Va falloir viser pour choper un des dix exemplaires que la Fnac a fait venir pour la France. On nous dira : vous pouvez l’écouter sur les plateformes. Super ! On s’en branle de Spotify, on veut le disque dans nos mains tremblantes de vieux con, comme quand on était petit.

Enfin, bref. Cowboy Junkies est une fratrie. Margo Timmins au chant, Michael Timmins à la guitare et Peter Timmins aux percussions. A la basse, Alan Anton, qui bizarrement ne s’appelle pas Timmins, ça doit être un cousin…Une fratrie qui apparemment ne s’engueule pas, comme c’est souvent le cas dans les groupes de rock. Peut être parce qu’ici, un seul membre du groupe écrit les chansons (Michael, le guitariste) et que les autres ne viennent pas l’emmerder.

Lorsqu’on évoque le groupe, on parle souvent de la chanteuse (Margo) dont la voix donne à elle seule la couleur de la musique du groupe (on ne reviendra pas sur la voix de Margo Timmins, inchangée depuis 40 ans, et dont le timbre et les intonations feraient pleurer un  bucheron). On parle moins de son frère (Michael), qui en plus de l’écriture des morceaux, assume le travail de production et d’arrangement.

C’est ce qui fait que chaque disque de Cowboy Junkies est différent du précédent, et c’est une fois de plus le cas sur cet album. Michael Timmins excelle dans la production « en sourdine », toujours en retrait par rapport au chant, mais systématiquement excellente. Sans parler des parties de guitares, d’une qualité égale au chant. Chose inédite sur ce disque, certaines sont dissonantes, comme sur les deux premiers morceaux (avec même…un larsen tout inhabituel au début du deuxième morceau, mais vite fait, on n’est pas chez The Jesus And Mary Chain non plus…).

Tout ça pour dire que l’ensemble respire l’artisanat musical dans ce qu’il a de plus noble : compositions excellentes, chant impeccable, arrangements nickels et prétention laissée au placard. La grande classe. Une fois de plus.

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