
Le titre : Walk the walk…Talk the talk
L’artiste : The Head Cat
Le format : 45T/30 cm.
La date de sortie : 2011
Le genre : Catalogue de reprises
C’est qui ?: La version toxique de Cream
Qui joue dessus ?: Lemmy Kilmister, Slim Jim Phantom, Danny B. Harvey
Comment ca sonne ? : Comme si Fonzie avait pris de la Benzédrine
Qualité du pressage :
Bonne.
Réédition de 2023 – BMG– Pressage EU
Ce qu’on en pense :
On l’ignorait, mais Lemmy Kilmister ne jouait pas que dans Motörhead. Il avait aussi un groupe, un trio, avec Slim Jim Phantom (le batteur des Stray Cats) et Danny Harvey (le guitariste de The Rockats, un groupe anglais de Rockabilly).
Le groupe de Lemmy quand il s’emmerdait le dimanche, ou quand il arrêtait deux secondes les amphètes pendant le carême.
Bien sur, cela ne ressemble pas à Motörhead, même s’il y a aussi « head » dans le nom (pour des raisons grivoises, on imagine) et que le slogan pourrait être le même que celui que Lemmy beuglait en montant sur scène avec son groupe: We are Motörhead, and we play ROCK’N’ROLL !
Car c’est bien le sujet de l’affaire, une célébration de la musique binaire qui a fait transpirer une bonne partie des adolescent(es) nés dans le monde occidental après la deuxième guerre mondiale. Un album constitué de reprises pour le plaisir, mais avec tout de même, au début du disque, une composition originale de haute tenue intitulée « American Beat », afin que les choses soient claires. Le seul morceau où Lemmy prend sa voix « Motörhead », le reste étant composé de reprises racées : Chuck Berry, Eddy Cochran, Wanda Jackson, Presley, etc…Une vraie playlist d’Ehpad, avec pour particularité d’entendre Lemmy chanter certains morceaux d’une voix qu’on qualifierait presque de douce (I ain’t never).
En fait, tout cela sonne un peu comme une sorte « groupe de mariage » ultime, de ceux qu’on voit dans les films anglo-saxons. Des mecs en costumes égrenant le répertoire de la musique populaire américaine pendant que le tonton déchiré danse avec sa nièce qui se marie, putain déjà ? mais j’ai quel âge ? ….qu’est-ce qui a bien pu se passer ? Je boirais bien un coup…
Le disque parfait pour rouler bourré. Lorsque vous vous ferez arrêter par les képis, le volume à fond, la clope au bec et la bouteille de Jack Daniel’s coincée entre les cuisses (ça rentre pas dans le porte-gobelet, fait chier…), vous aurez certes l’air d’un gros con qui fait n’importe quoi, mais un petit vernis de coolitude adolescente suintera de tous vos pores lorsque le brigadier Durand vous dira : « Monsieur, descendez du véhicule s’il vous plait, et éteignez moi ce boucan. »