MODULATION DE FRÉQUENCE

Le titre : At the BBC

L’artiste : Pixies

Le format : 33T/3×30 cm.

La date de sortie : 2024

Le genre : Emissions de radio

C’est qui ?: Le groupe préféré de Kurt Cobain

Qui joue dessus ?: Black Francis, Joey Santiago, Kim Deal, David Lovering

Comment ca sonne ? : Brut

Qualité du pressage :

Nickel, pour une fois. Ce n’est pas toujours le cas chez 4AD

Edition originale de 2024 – 4AD – Pressage EU

Ce qu’on en pense :

Vous en conviendrez sûrement, mais lorsqu’on voit chez le disquaire un nouveau disque avec écrit dessus « Pixies », édité par 4AD, on a envie de l’acheter. Même si une petite voix vous dit que c’est bizarre un triple album de Pixies en 2024, et sur ce label. Même si la même petite voix insiste en disant : fait gaffe, si ça se trouve, tu as déjà, sur un autre disque, les morceaux figurant sur celui là, et comme maintenant t’es vieux, t’as oublié. Même si cette petite voix vous dit : barres toi, l’industrie du disque c’est des voyous.

La même petite voix vous dira : putain, un nouveau disque de Pixies, on l’achète! Tu déconnes ou quoi?

A l’instar des Alcooliques Anonymes, ou des Narcotiques Anonymes (ça existe, c’est la version défonce du truc), on pourrait monter une association appelée les Fans Anonymes (bon, d’accord, c’est moins grave comme problème, c’est juste pour déconner).

On voit d’ici le genre de scène qui pourrait s’y tenir :

Bonjour, je m’appelle Dave, et je suis fan de Queen.

L’assemblée : Bonjour Dave. T’inquiètes, on prend tout le monde.….reprend un donut.

Ou alors :

Bonjour, je m’appelle Tom, et cela fait maintenant 234 jours que je n’ai pas acheté de réédition pourrie des Rolling Stones.

Michel (son parrain) : c’est bien, Tom. Plus que 26 jours et tu auras franchi la première étape.

Pire encore :

Bonjour. Je m’appelle Régis, et hier j’ai craqué, je suis allé à la Fnac et j’ai acheté plein de rééditions de merde de Led Zeppelin.

Kevin (son parrain) : Putain, Régis….

Régis : Oui, je sais. Mais tu l’as écoutée la prise 4 de « Stairway to heaven », celle où on entend Jimmy Page faire un pain à 2’34’’

Kevin : De quoi ? C’est laquelle, tu dis ?

C’est triste à dire, mais l’industrie du disque s’est longtemps gavée en s’appuyant sur ce genre d’addictions. (Sans parler du passage du vinyle au CD dans les années 80, où elle à pu refourguer la totalité de son catalogue, en vendant plus cher un produit au prix de revient inférieur à des gens qui l’avait déjà.)

Donc là, c’est un peu la même : pour la première fois en vinyle, les Peel Sessions de Pixies. Youpi ! Sauf que c’est en partie inexact, deux de ces sessions figurant déjà sur l’édition vinyle du 25ème anniversaire de « Doolittle » (en l’écrivant, on se rend compte du ridicule de la chose et on espère un jour être guéri…).

Les Peel Sessions de Pixies, donc. Au nombre de six, une par face et dans l’ordre chronologique, s’étalant de 1988 à 1991. Une espèce de « foire au slip » avec des versions similaires des morceaux que vous connaissez déjà, peu de versions différentes (Velouria, avec juste le gros Charles à la guitare, ou Allison, avec seulement une guitare rythmique cradingue et une basse) et trois inédits, mais qui sont en fait des reprises : In Heaven, Wild Honey Pie et Hang On To Your Ego . Tenant plus du document que de l’album, ce disque n’apporte pas grand chose à la discographie du groupe.

Mais tout ça…on s’en fout, il y a « Pixies » écrit sur le disque et on s’est mangé tout cru les six faces d’affilée le jour de la sortie, le volume à fond évidemment.

In heaven

Everything is fine

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