
Le titre : No Name
L’artiste : Jack White
Le format : 33T/30 cm.
La date de sortie : 2024
Le genre : PLAY IT LOUD!
C’est qui ?: Un tapissier qui joue bien de la guitare
Qui joue dessus ?: Jack White, Dominic Davis, Patrick Keeler, David Swanson, Olivia Jean, Daru Jones, Scarlett White
Comment ca sonne ? : Brutal
Qualité du pressage :
Nickel.
Édition originale de 2024 – Third Man Records – Pressage US
Ce qu’on en pense :
L’été dernier, Jack White a fait une blague.
Fin Juillet, il a demandé aux employés tenant la caisse des deux magasins de son label Third Man Records (Détroit et Nashville) de glisser en supplément, dans le sac des acheteurs, un disque gratos, cadeau de la maison. Un truc tout blanc, sans pochette, sans étiquette, genre « test pressing ».
Apparemment les clients l’ont écouté et se sont aperçus que le contenu ressemblait furieusement à un album de Jack White, totalement inédit. Ni une, ni deux, Internet a vrombi de la rumeur (avec des vidéos du genre « Jack White à sorti un disque qui n’existe pas » et mise en ligne du contenu, qui du coup n’était accessible que via l’écoute d’une vidéo Youtube). Dans le genre « faut pas s’aimer », écouter un disque de cette façon , ça vaut des points…. Et bien sur, les gens qui avaient eu le cadeau dans leur musette se sont empressés de tout bazarder sur Discogs, avec des tarifs approchant les 600 €. Gloups ! D’autant plus que ceux qui se sont fadé l’écoute sur Youtube ont pu constater que le disque avait l’air excellent.
On n’a pas fait d’école de commerce, mais si la nouvelle façon de vendre un disque c’est ça, on n’est pas sur d’être ravi. Toujours est il que le disque a tout de même été commercialisé ensuite, dans une version abordable pour la plèbe.
Franchement, avec Jack White on avait un peu lâché l’affaire. Des albums moyens, au genre indéfini, avec à chaque fois la même sensation : pourquoi il ne fait plus ce qu’il sait faire? D’un autre coté, on comprend aisément que ses disques solos devaient s’éloigner des albums des White Stripes, sous peine de redites. Sauf que le genre (la musique rock) est en soi une forme d’expression limitée, condamnée à la répétition. On ne compte plus le nombre de musiciens qui ont voulu s’éloigner de leur manière de faire initiale, sortant plusieurs disques moyens avant, le temps passant, de revenir à ce qu’ils faisaient à leur début, pour de meilleurs disques.
Comme si un disque de rock ça pouvait être original. La bonne blague. C’est le même morceau depuis le début, et de toute façon c’est un morceau de Robert Johnson, alors bon…arrête de réfléchir, allume ton ampli (à fond, bien sur) et fait ce que tu sais faire. C’est exactement ce qu’a fait Jack White sur ce disque. En formation ramassée. Façon garage, son cradingue et grosses guitares en avant comme le genre l’exige, comme avant.
Et comme c’est un bon guitariste, doublé d’un bon chanteur, le résultat est excellent. Son meilleur disque solo à ce jour, et de loin.