LRAR

Le titre : King of Rock and Roll

L’artiste : Little Richard

Le format : 33T/30 cm.

La date de sortie : 1972

Le genre : Awop bopaloobop balaam bam boo

C’est qui ?:  The « Georgia Peach »

Qui joue dessus ?:  Little Richard et un groupe qui défonce tout (pas de détails des effectifs dans les crédits, hélas).

Comment ça sonne ? : Comme un instrument de torture pour fascistes

Si c’est une réédition ou un vieux machin, est-ce que ça a bien vieilli ?

Pressage US de 1972. Nickel.

Ce qu’on en pense:

Après avoir inventé le Rock’n’Roll, avec quelques uns de ses copains de l’époque, Little Richard s’est mis à flipper grave pour son âme. Du coup, il a tout arrêté en 1959, pour devenir révérend. Fini la musique du diable et les bastringues, que du gospel et le bon dieu. Pendant ce temps là, tout un tas de p’tites blanchettes s’est emparé de sa musique pour finalement en faire un phénomène culturel mondial. On imagine que ça a du le gonfler et il n’a pas fallu longtemps pour qu’il ressorte sa flamboyante pompadour pour aller expliquer aux p’tits anglais qui c’était le patron. S’en est donc suivi une série de « retours », à partir du milieu des années 60.

Sorti en 1972, ce faux-live constitue une de ces énièmes piqure de rappel adressée aux gamins fans d’Elvis, des Beatles et des Stones qui n’auraient pas remarqué que la musique qu’ils aiment tant doit TOUT à ces musiciens transgressifs de type « non-caucasien », avec qui ils n’auraient même pas pu boire l’apéro dans les états ségrégationnistes du Sud.

Originaire de Macon (GA), Little Richard constituait à lui tout seul une sorte de grand-chelem de la transgression : tout noir, ouvertement efféminé, maquillé et fringué comme c’est pas possible, poussant des hurlements de damné et jouant une musique jugée débilitante, aux accents libidineux même pas dissimulés. Tout ça en pleine lumière, dans les années 50, et en Georgie, état du Kux Kux Klan….A coté, les punks c’est des fillettes.

Le disque commence donc par un boniment hilarant annonçant le roi revenu d’exil et que « vous allez voir ce que vous allez voir ». Puis des trompettes, genre « arrivée de Richard Cœur de Lion » dans le Robin des Bois de Disney, et d’un coup…cette voix tonitruante, unique, qui résonnera à jamais dans l’éternité comme étant celle du Rock’n’Roll. Little Richard est revenu mettre les pendules à l’heure, égrenant les noms de quelques vedettes de l’époque (Ike & Tina Turner, Creedence, Aretha Franklin) et lâchant un définitif : « Elvis Presley, have you heard the news ? I’m gonna walk over your Blue Suede Shoes 

La classe à ce point là, ça devrait être interdit.

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