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Le titre de l’édition française :Bill Graham présente : une vie rock’n’roll

Le titre de l’édition originale :Bill Graham presents : My life inside Rock and out

La date de parution : 1992(Edition française : 2011 – Traduction : Nicolas Richard )

L’éditeur français: Le Mot et le Reste

Le genre :The right man, at the right time, in the right place

L’auteur :Bill Graham et Robert Greenfield

C’est qui ?:Le premier une légende de l’industrie culturelle américaine, le second un journaliste américain.

Ce qu’on en pense:

Pour inventer l’industrie du spectacle « Rock’n’Roll » il fallait bien quelqu’un qui ne l’était pas vraiment. D’ailleurs Bill Graham était plutôt fan de salsa…

Parti de rien (mais vraiment rien du tout, ayant été recueilli par un famille d’accueil New-Yorkaise après avoir été éloigné de sa famille et surtout des Nazis pendant la seconde guerre mondiale), le petit immigré de Brooklyn a commencé par des « soirées » dansantes avec Jefferson Airplane pour finir par organiser la tournée US des Stones de 1981 (que des stades, avec Mick Jagger fringué en survet’) ou le Live Aid en 1985. Ouais bon, musicalement c’est pas la gloire, mais niveau organisation ca se pose là quand même.

Ce qui frappe à la lecture du livre, outre l’égo et le caractère bien trempé du bonhomme (capable d’engueuler Hendrix ou les Stones), c’est son incroyable résilience.

Plongé dans le cirque des groupes psychédéliques opiacés de la fin des années 60 à San Francisco, Bill Graham a résisté à tout:

  • aux « Trips Festival » avec Ken Kesey, les Merry Pranksters et tout le tremblement
  • aux tentatives du Grateful Dead de lui faire prendre de l’acide à son insu (ils finiront par réussir, d’une manière particulièrement retorse, ce qui donne lieu à un des meilleurs passage du livre)
  • aux « Motherfuckers » (un groupe d’activistes naturistes) qui avaient investi sa salle de spectacle et décidés qu’elle leur appartenait
  • à la mesquinerie de Chuck Berry et au boulard de Crosby, Stills, Nash & Young
  • a Peter Grant (l’infâme manager d’un quintal de Led Zep) et son équipe de voyous, qu’il à réussi à faire arrêter par les flics (alors là, respect…)
  • aux supplications des gros nazes chargés d’organiser le concert des Stones à Altamont, en quête d’un véritable professionnel
  • a l’incendie criminel d’une de ses salles de spectacles, en représailles de ses déclarations « gauchistes » (on vous fait grâce des insultes antisémites)

Naviguant au milieu des égos surdimensionnés, des musiciens pénibles et des mecs défoncés, Graham à pourtant réussi à définir les bases de ce que sont aujourd’hui les tournées des groupes de rock. ll a même inventé le merchandising et les t-shirt à 50 $ avec la langue de Jagger imprimée dessus…On lui doit aussi d’avoir lancé la carrière de Santana, ce qui est peut-être pire que le merchandising vénal pour fans transis.

Récit d’un carrière hallucinante et témoignage d’une époque où les maisons de disques n’étaient pas encore totalement gérées par des comptables, ce pavé de 800 pages se lit pourtant tout seul, tant il est traversé par le vent de l’histoire de l’industrie musicale. Une industrie qui puise aujourd’hui la majorité de ses revenus dans les concerts.

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