Le Sud, tout le temps

Le titre de l’édition française :Hellfire

Le titre de l’édition originale :Hellfire

La date de parution : 1982 (Editions française de 2001– Traduction : Jean-Marc Mandosio)

L’éditeur français: Allia 

Le genre :Southern comfort

L’auteur :Nick Tosches

C’est qui ?:Un ancien journaliste musical américain, devenu ecrivain.

Ce qu’on en pense:

Plus qu’une biographie de Jerry Lee Lewis, ce livre a tout d’un roman. 

Afin de décrire les origines familiales du pianiste infernal, Tosches trace le portrait de l’Amérique rurale des états du Sud de la fin du 19èmesiècle/début 20ème, faite d’entreprenariat agricole, de défiance vis à vis de l’état, d’évangélisme borderline et d’un soupçon de consanguinité et d’alcoolisme. Parfait pour un roman, non ? 

De plus, avec le genre de loulou qu’est Jerry Lee Lewis, le matériau d’origine est « chaud-bouillant ». Tout est en place pour le drame babylonien et c’est bien ce qui se passe, l’auteur des « Grosses boules de feu » ayant du mal à saisir pourquoi les anglais, lors de sa première tournée chez eux, n’arrivent pas à comprendre comment on peut se marrier avec sa cousine de 13 ans, sans pour autant avoir divorçé de sa première femme. Sont coinçés ces anglais, feraient mieux de venir faire un tour en Louisiane pour se détendre, au lieu de  lui pourrir ses concerts….

Tout le livre fonctionne sur la description de cette ambivalence qu’on retrouve dans les personnages typiques du Sud, des gens pétris de contradictions, se vautrant dans ce qu’ils considèrent comme le péché, tout en se retournant toutes les cinq minutes pour voir si le jugement dernier ne serais pas pour bientôt. Le tout, dans le cas de Jerry Lee Lewis,  mélangé avec la musique du diable et engendrant la rock-star originelle, avec toute sa panoplie: arrogance biblique, toxicamie et alcoolisme king size, comportement de rebelle et crachat au ciel. Et, des fois que vous n’auriez pas compris, crémation d’un piano sur scène.

Enfin bref, un des meilleurs livres jamais écrit sur un grande figure du Rock’n’Roll. Si Jerry Lee Lewis n’avait pas existé, Jim Thompson l’aurait surement inventé.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s