TENACE

Le titre de l’édition française :De fringues, de musique et de mecs

Le titre de l’édition originale :Clothes Clothes Clothes Music Music Music Boys Boys Boys

La date de parution : 2014 (Edition française : 2015 – Traduction :Anatole Muchnik )

L’éditeur français: Buchet-Chastel

Le genre :Plus honnête tu meurs.

L’auteur :Viv Albertine

C’est qui ?:La guitariste des Slits, groupe punk anglais de la fin des années 70.

Ce qu’on en pense:

Les autobiographies mémorables de musiciens rock ne sont pas légions (en tout cas celles traduites dans la langue de Hugo), et en général co-signées par un(e) journaliste. Il arrive même parfois que le résultat ne soit pas fameux (par exemple, on est sur que Neil Young a écrit la sienne tout seul comme un grand…). C’était sans compter sur la formidable guitariste des Slits.

Afin de raconter sa vie, Viv Albertine à décidé de scinder son livre en deux, la première partie (« Face A ») retraçant sa jeunesse punk londonienne  et la deuxième (« Face B »), évoquant ses années post punk/mère au foyer. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, les deux périodes sont aussi intéressantes l’une que l’autre.

En bonne punk, Albertine commence son livre par un premier chapitre consacré à la masturbation, manière de dire qu’elle n’à pas l’intention de tourner autour du pot et qu’elle va fournir un témoignage d’une honnêteté sans faille. Et en effet, l’ensemble du récit est sans filtre,  certains passages avoisinant même le gênant, sans pourtant jamais verser dans l’infamie ou l’exhibition.

Ayant fait partie du premier cercle formé autour des Sex Pistols en 1975-76, avant qu’ils ne signent sur une maison de disque, Albertine livre un témoignage de première main sur l’époque et sur toute la fameuse clique : Sid pas encore Vicious, les Clash tout juste sortis du pub-rock, la boutique Sex et ses fringues paposs, le melon de Malcolm McLaren, etc…, égratignant au passage quelques légendes et confirmant ce dont on se doutait déjà, à savoir que certains n’étaient pas là pour rigoler et avaient bien l’intention de faire carrière, ce qui n’est pas du tout, mais alors pas du tout punk (Mick Jones….., Vivienne Westwood….).

Les Slits étaient un groupe entièrement féminin et le récit de leur carrière laisse amer. On retrouve chez les punks (pas tous), l’ensemble des comportements machistes et mysogines qu’on croyait l’apanage des Stones, et comme dirait les Stooges, c’est « No Fun » à tous les étages concernant la question féminine. 

Le livre étant d’une rare honnêteté, la guitariste ne livre pas le témoignage d’une dure à cuire bataillant au milieu d’un tas de mecs antipathiques, mais bien celui d’une gamine qui en bave sévère, faisant passer avant tout chose son envie d’être dans un groupe de rock.

Mais ce n’est rien au regard de la deuxième partie du livre, où Viv Albertine, en ayant marre de sa vie de mère au foyer, reprend la musique. On l’écoute donc nous raconter comment elle se pointe dans les pubs, toute seule avec sa Telecaster, pour jouer ses chansons, la peur au ventre. 

Un courage qui force le respect. 

Un vrai geste punk.

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