WHITE SABBATH

Le titre de l’édition française : John Lennon : Les Derniers Jours

Le titre de l’édition originale : The Last Days Of John Lennon

La date de parution : 1991 (Edition française : 1993 – Traduction: François Gorin)

L’éditeur français: Lieu Commun / Edima

Le genre : Indiscrétions post-mortem invérifiables.

L’auteur : Frederic Seaman

C’est qui ?: L’assistant personnel de Lennon en 1979 et 1980.

Ce qu’on en pense:

Les livres comme celui là, on ne sait jamais quoi en penser. 

On doute de leur intérêt. On doute de l’honnêteté de l’auteur, et de la notre, qui sommes capable de lire le récit détaillé de la vie quotidienne de quelqu’un qu’on ne connais même pas et qui de surcroit n’est plus là pour donner son avis. Bref on à honte, mais comme c’est Lennon, on lit quand même, sachant qu’en fait il ne s’agit pas que de lui. Il s’agit aussi de Yoko Ono, avec en arrière pensée cette question: la japonaise est-elle vraiment une succube de l’enfer, tellement pénible que McCartney a quitté les Beatles ?

Bon….

De Février 79 à Décembre 1980, Frederic Seaman a été l’assistant personnel de la rock star, plongé dans la vie domestique des LennOno, au Dakota Building, aux Bermudes et au Record Plant pendant l’enregistrement de Double Fantasy. Il a donc tout vu de très près : Lennon et ses enfants, Yoko Ono pendue au téléphone à spéculer sur la vente de vaches laitières, Lennon composant à la guitare après plusieurs années de silence, Yoko Ono consultant ses numérologistes avant chaque décision, Lennon en plein caca nerveux parce que y’a plus de clopes…. et même Mark Chapman (le neuneu qui s’est senti obligé de prouver à l’auteur d’« Happiness is a warm gun » qu’il avait raison).

Le récit de Seaman est précis, détaillé, exhibitionniste et la conclusion, en gros, c’est que John Lennon était un gamin de 13 ans prisonnier dans le corps d’une rock star de 40, et que c’est Yoko qui avait la clé.

On comprend pourquoi Mme Ono n’a donc pas du tout apprécié le livre, où elle est décrite comme une parfaite sorcière, martyrisant Lennon, méprisant son fils ainé Julian et gonflant tout le monde en studio (ce qui va dans le sens de ce que beaucoup de fans des Beatles veulent entendre). S’en suivront plusieurs procès, dont l’un d’entre eux obligera Seaman à restituer à la veuve les objets ayant appartenu au chanteur se trouvant encore en sa possession (photos personnelles comprises). L’auteur travaille depuis la sortie de ce livre à une bio de Yoko Ono (depuis 26 ans donc…pas évident d’avancer avec 10 avocats accrochés a chaque cheville).

On trouve dans ce livre l’apparente confirmation d’une anecdote étrange, racontant comment John Lennon, lors d’une petite croisière aux Bermudes virant à la catastrophe à cause d’une tempête, a tenu seul la barre du navire des heures durant, pendant que tout le monde dégobillait. 

On préfèrera rester sur cette image : Lennon bataillant derrière le gouvernail sous une pluie battante, hurlant au ciel « Dieu est mort! », capitaine Achab version champignons hallucinogènes.

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