AMERICAN IDOL

Le titre : Twelve nudes

L’artiste : Ezra Furman

Le format : 33T/ 30 cm

La date de sortie : 2019

Le genre : rock-indé ? rock ? pop ? quelle importance ?

C’est qui ?: Un américain comme on les aime

Qui joue dessus ? : Ezra Furman / Sam Durkes / Jorgen Jorgensen / Ben Joseph

Comment ca sonne ? : Comme un vieux juke-box

Si c’est une réédition ou un vieux machin, est-ce que ça a bien vieilli ?

Sans objet.

Ce qu’on en pense:

Fringué en jupe avec aplomb, Ezra Furman produit depuis le début des années 2010 la meilleure musique rock issue des Etats Unis d’Amérique qui soit. Après quatre albums, dont deux qu’on peut, a minima, qualifier d’excellents (Day of the Dog et Transangelic Exodus), le cinquième est présenté par son auteur comme étant « son album Punk » (on invente rien, il y a même une déclaration d’intention en insert dans l’album).

Si tous les disques punk pouvaient être comme ça…

Bon en fait, c’est pas vraiment du punk, au sens «Pistolien»du terme. C’est juste que le son est plus dur qu’avant (un chouilla), qu’il a viré les arrangements de cuivres et de claviers, forçant le chant de manière à sonner éraillé. Et puis un gars qui n’hésite pas, dans l’Amérique de Donald, à se trimballer dans la rue en robe, maquillé comme une fille … respect. Rien à apprendre en terme d’attitude Punk.

Et la musique ? Et bien …elle est d’enfer. Excellente production, pour des morceaux formidables, servis par une voix singulière (on a vérifié, Ezra Furman n’est pas le pseudo du chanteur de Wolf Parade, dont le timbre est très proche). Furman possède une véritable aisance mélodique, révélant un compositeur en pleine possession de ses moyens (ça change) et sur ce disque les influences qu’on pouvait sentir sur ses premiers albums (Jonathan Richman/Lou Reed) ont disparues. De plus, les textes sont bons, parfois poignants («Transition from Nowhere to Nowhere »), voire drôles (« My teeth hurt »). Il y à même un tube : « In America ».

Une autre Amérique, singulière comme un roman de Philip K.Dick.

PS : Après le dernier morceau, il y a un « endless ring » silencieux : un sillon qui se boucle sur lui même, faisant tourner le disque à l’infini, en silence (un peu comme à la fin de Sgt Pepper, mais sans musique). Il faut alors se lever et pousser le bras pour s’apercevoir qu’il y a un morceau caché. Über cool…

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