QUASAR

Le titre : Ghosteen

L’artiste : Nick Cave & The Bad Seeds

Le format : 2x33T/ 30 cm

La date de sortie : 2019

Le genre : Les boules

C’est qui ?: Le meilleur des Australiens

Qui joue dessus ? : Nick Cave / Warren Ellis / Thomas Wydler / Martyn Casey / Jim Sclavunos / George Vjestica

Comment ca sonne ? : funéraire

Si c’est une réédition ou un vieux machin, est-ce que ça a bien vieilli ?

Sans objet.

Ce qu’on en pense:

Après l’album de reprises, l’album de rupture amoureuse, l’album de comptines meurtrières, après….à peu prés tout, Nick Cave publie un album de musique pour funérarium. On sait, c’est une blague de mauvais goût, mais cela décrit assez bien l’ambiance du disque.

Vu le titre et la teneur des textes, qui indiquent d’entrée qu’on n’est pas là pour rigoler, impossible d’écouter cet album sans invoquer la vie personnelle du chanteur. Impossible d’éviter le pathos et certains effets gênants, comme quand Nick Cave répète ad lib « waiting for you », donnant envie à l’auditeur de sortir de la pièce discrètement.

Impatient de découvrir la nouvelle production d’un grand artiste le jour de la sortie, on s’est senti obligé de l’écouter en rentrant du boulot, dans les embouteillages. Ce n’est pas du tout fait pour ça. Il y a des disques qu’on ne peut écouter que chez soi, en ne faisant rien d’autre. Des disques que vous n’écouterez pas souvent mais que vous aimerez quand même, un peu comme le premier Suicide (et ne venez pas prétendre que vous écoutez souvent les hurlements d’Alan Vega au petit déjeuner).

Passée la sorte de gêne qui s’instaure à l’écoute, « Ghosteen » demeure un disque extraordinaire, même si, comme la plupart des doubles albums, il est trop long (fin de la face B/ début de la face C un peu en creux). Vu l’ambiance, on n’en voudra pas au chanteur d’avoir manqué de discernement et d’avoir oublié de supprimer deux ou trois titres, ratant de peu le chef d’œuvre.

On à vérifié sur la pochette, il s’agit bien de Nick Cave AND The Bad Seeds, et pas seulement Nick Cave & Warren Ellis, tant la présence du groupe est discrète. En fait, c’est un disque « a capella » et l’australien n’a jamais aussi bien chanté. De même, les textes sont excellents, avec des passages fulgurants (« Everything we need is just too far, we are photons released from a dying star »). Quand on aborde des thèmes aussi personnels, et à la fois aussi universels, que la perte, la mort et l’absence, pas d’issue : c’est le chef d’œuvre ou rien.

Conscient ou pas des défauts de l’album, Cave conclut l’ensemble sur un morceau de 15 minutes venu d’ailleurs, à proprement parler étourdissant, rattrapant l’ensemble dans une conclusion hallucinée.

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