MAL ENTENDU

Le titre : Let there be rock

L’artiste : AC/DC

Le format : 33T/30 cm.

La date de sortie : 1977

Le genre : Lourd 

C’est qui ?: Le groupe préféré des Allemands

Qui joue dessus ? :  Bon Scott, Angus Young, Malcolm Young, Mark Evans, Phil Rudd

Comment ca sonne ? : Super lourd

Si c’est une réédition ou un vieux machin, est-ce que ça a bien vieilli ?

Sans objet

Ce qu’on en pense:

Ah non pas eux ! Le groupe des bourrins en jean elastis et Americana qui vous coursaient dans la cour du collège pour vous brutaliser. Ça ne manquait jamais, ce genre d’abrutis avait systématiquement le logo du groupe australien sur leur bauges US (mal dessiné en plus…). Vous, vous aviez un cartable normal, genre Tann’s, ce qui vous placait juste avant le  cafard dans leur classification des espèces personnelle. 

Du coup, AC/DC…même pas en rêve. On a préféré écouter leurs contemporains directs, les punks, autrement plus classe, et notamment les Sex Pistols. Vous n’avez pas le monopole du rock bruyant à guitare Monsieur la brute du collège, non, vous ne l’avez pas.

Et c’est donc traumatisé à la vue du logo avec le petit éclair et les cornes du diable à la con qu’on a passé des années à se dire : ce groupe, je veux même pas savoir, j’ai l’impression que je vais me faire piquer mon Nuts chaque fois que j’entends « Hell’s bells» à la radio.

Et pourtant…l’intro en arpèges d’« Hells bells », laissez tomber, des comme ça y’en à pas deux. Le problème c’est qu’après, le mec (Brian Johnson) se met à chanter et là….dur, dur.

Pourtant, le groupe a eu une vie avant « Back in Black » (la deuxième plus grosse vente d’albums de tous les temps, quand même), lorsque l’inénarrable Bon Scott en était le chanteur, avant de mourir bourré comme coin et d’être remplacé par l’autre saucisson.

Bon Scott chantait différemment, et en plus il sentait véritablement le bastringue à dix mètres, ce qui rentre bien dans le cahier des charges (écoutez son « One, two, three » au tout début du disque et vous comprendrez). Dans ce sens, la première  période du groupe est largement supérieure, du simple fait de sa présence derrière le micro. De toute façon, chez AC/DC c’est plutôt la guitare qui fait office de chanteur, et c’est la raison principale qui fait que le groupe perdure, même avec un chanteur mort remplacé par un camionneur.

Car en fait, AC/DC c’est Angus Young. Un gars d’un mètre cinquante, capable d’invoquer le bruit du tonnerre électrique comme personne, faisant oublier le chant un rien pénible juste avec une partie de guitare rythmique terminale. Un type qui joue de la guitare comme s’il vous tapait sur la tête avec un marteau. (« Let there be rock » ou « Whole Lotta Rosie » sur cet album par exemple). Extrêmement lourd, extrêmement juste, surpuissant. La légende dit que lors de l’enregistrement de ce disque (dans les conditions du live et sans re-re) son ampli a pris feu et qu’il a continué de jouer quand même. Une légende comme on les aime, surement des conneries, mais s’il y en a un dont on imagine le Marshall s’embraser, c’est bien lui.

Si vous aimez le rock’n’roll, vous aimez la guitare électrique. Et si vous aimez la guitare électrique, vous aimez AC/DC. Le reste, c’est de la mauvaise foi.

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