DINOSAURJUNIOROLOGUE

Suite à un débat houleux au sein de la rédaction concernant le dernier album de Dinosaur Jr, nous publions la réponse d’un lecteur érudit (Ber Rig, sûrement un pseudo…), agacé par le traitement un peu « light » accordé à ce disque. Se décrivant lui même comme: « un fan hardcore du groupe depuis 92 qui n’a aucune objectivité sur ce groupe et à qui on a proposé d’écrire un truc parce que le maitre des lieux avait la flemme », nous avons pu constater que, comme disait Philippe Paringaux: « C’est ceux qui aiment qui ont raison » .

Le titre :Sweep It Into Space

L’artiste : Dinosaur Jr

Le format :le bundul ultime avec une casquette violette, un thermos, un sticker , une planche de skateboard (YESSSS) et un CD pour pouvoir l’écouter dans la voiture, à un volume non permis dans l’enceinte familiale.

La date de sortie : 2021

Le genre : Pub pour Fender/Jazzmaster avec Big Muff et amplis Marshall

C’est qui ?: De vieux grunger’s des 90’s qui souhaitent payer leurs factures

Qui joue dessus ?: Jay Mascis, Lou Barlow, Murph (on suppose), Kurt Vile

Comment ca sonne ? :

Comme du Dinosaur Jr classique, en auto pilote depuis une vingtaine d’années, le groupe n’invente rien à chaque fois mais c’est toujours un plaisir que de ré entendre ces mélodies saturées. Le son reste le même, le matériel et les techniques d’enregistrement ne varient pas, tout est géré à la maison dans l’antre du chef. Particularité cette fois ci, la présence de Kurt Vile , coincé (volontairement ?) chez Mascis pendant le confinement. Annoncé à la production, Kurt Vile raconte n’avoir jamais endossé ce rôle auparavant, ni touché à une console. Mascis à joué le rôle d’initiateur mais a mené sa barque comme d’habitude. Vile a semble t’il appris et joué tous les morceaux. Cela s’entends et amène un présence subtile, mais qui interpelle l’oreille des habitués. C’est même flagrant sur le tube « I ran away » avec ce riff de Vile qui s’intègre parfaitement au reste. Trois accords et un refrain parfait suivi d’un pont qui te fait dresser les poils. Merci les gars.

Kurt Vile a parfois été comparé à Mascis pour son approche nonchalante de slacker 90’s (Pavement, Silver Jews) , mais surtout pour leur qualité commune : un certain savoir faire en terme de mélodie. Un couplet parfois bancalou et un refrain libérateur, et ce chant parfois à la limite .

La présence inhabituelle, d’instruments comme le piano, l’orgue, par de légères touches rappelle les échappées solo de Mascis (Take it back, ). On ne saura pas qui à suggéré à l’autre ces ajouts… mais cela participe allègrement à améliorer la singularité des morceaux. Un peu comme l’album « Hand it over » où l’on retrouvait trompette et flûte, LP largement sous estimé dans la disco du groupe, gorgé de tubes.

Le groupe sort les muscles sur «I met the stones », titre très hard 70’s mais encore une fois avec un refrain qui mets tout le monde d’accord (du moins les fans). « N say » sonne comme du Sugar, du coup on attend une future collaboration avec ce vieux Bob Mould (?) 

Que dire des solos de Jay Mascis? Déjà, que c’est le seul guitar-hero de cette planète à qui on autorise cet exercice; que cette fois ci il en fait moins et que ça ne fait que servir les titres. Toujours bien sentis, ils restent à jamais la marque de fabrique du groupe depuis 35 ans (qui est capable de se taper la version « no words just solo » de « Alone » ?), alors, quand il sont parfaitement dosés… on est aux anges.

La pièce maitresse de l’abum reste « And me » avec cette folk jouée à 200 à l’heure et qui nous rappelle immédiatement l’album « Green Mind », le bonheur est ultime, le volume est à fond dans la voiture..

Outre la vitesse, c’est surtout ce « fouetté » de poignet, si cher à Mascis, fait de contre temps et/ou double croches, qui impressionne , de surcroit sur une folk… singularité partagée avec Thurston Moore, dans un style différent.

Par contre, je n’ai pas compris ce que faisaient ces deux titres de Sebadoh sur le disque? Une erreur?

Ok, c’était nul. Lou Barlow nous gratifie de deux super titres qui auraient pu se retrouver sur « Bakesale » ou « Harmacy » et on apprécie que le patron lui laisse cette latitude. D’autant plus que Lou nous offre toute l’étendue de ses qualités vocales et mélodiques. Un peu comme les interventions de Lee Ranaldo au sein de Sonic Youth, qui avait droit à ses deux titres réglementaires par album, on va pas bouder notre plaisir. On lui conseille aussi vivement d’appeler Jason Loewenstein pour se remettre au taff.

Si c’est une réédition ou un vieux machin, est-ce que ça a bien vieilli ?

Sans objet.

Ce qu’on en pense:

Que du bien, même après environ une centaine d’écoute, ce qui est bon signe. Pas de lassitude, contrairement aux LP précédents (« Glimpse » ou « Farm »).

L’album sent moins le pathos, il est plus pêchu dans l’ensemble . Est ce dû à la présence de Vile ?

Attention, le reste de cette chronique n’intéresse plus que 3 personnes en France :

Où placer cet album dans le top du groupe ?

1- You’re living all over me

2- Green Mind

3- Where you been

4- Bug

5- Hand it Over

6- Dinosaur

7- Whithout a sound

8- Sweep it into space

9- I bet on sky

10- Farm

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