GROOVE ON

Le titre : Motherlode

L’artiste : James Brown

Le format : 2x33T/30 cm

La date de sortie : 1988

Le genre : Le Funk c’est moi !

C’est qui ?: Le mec qui à dit, en plein vol, au pilote de son hélico devant l’emmener jouer devant les troupes américaines : « Vous voulez restez dans l’histoire comme le type ayant tué le funk ? »

Qui joue dessus ? : James Brown, Bobby Byrd, Bootsy Collins, Maceo Parker, et autres

Comment ça sonne ? : Velu

Si c’est une réédition ou un vieux machin, est-ce que ça a bien vieilli ?

Réédition de 2019. Aucune problème.

Ce qu’on en pense:

La discographie de James Brown, c’est le Vietnam… Une sorte d’enfer humide où on ne comprends rien et où il faut systématiquement se demander d’où proviennent les enregistrements, qui joue dessus, à quelle date, etc, etc…Heureusement, certaines éditions comportent des notes permettant d’y voir plus clair, ce qui est le cas pour ce disque. Vous me direz, après tout, on s’en fout, ce qui compte c’est ce qui sort des enceintes, mais on aime bien quand même  savoir qui fait quoi.

Pour cet album, c’est le cas, il y a des notes de pochettes. A priori c’est une collection d’enregistrements live (ce que n’indique absolument pas le titre du disque) allant de 1969 à 1976. Enfin, c’est ce qu’on à le temps de comprendre si on les lit en écoutant le disque ce qui, frappé de funkytude, est parfaitement impossible passé les 30 premières secondes d’écoute. Soit tu grooves, soit tu lis, mais les deux en même temps, non. Le cerveau reptilien prend le dessus.

C’est donc abasourdi, et après avoir jeté la pochette de l’album par la fenêtre, qu’on succombe à 74 minutes de Funk absolu.

Ecouter James Brown, c’est se poser la question du génie.

Est-ce un génie ? Et qu’est-ce qu’un génie? On peut légitimement se poser la question, le terme étant aujourd’hui largement galvaudé et appliqué à n’importe quel baltringue (le meilleur exemple étant le cas Andy Wharol). Existe t’il plusieurs formes de génie ? Le génie est-il une faculté cognitive ? L’aptitude à appréhender une immense complexité de façon intellectuelle ? Probablement, en ce qui concerne les disciplines nécessitant un apprentissage et résultant d’un processus complexe (en gros, les trucs où il faut réfléchir avant de produire). Mais ce n’est pas le cas de James Brown, né à Augusta GA, ayant grandi dans un bordel, pour finir en taule dès 16 ans. Chez Brown (comme chez les grand bluesmen) il n’y à rien d’intellectuel. Le ressenti est l’unique condition. On pourrait alors parler d’une forme de génie différente, d’une forme de génie « comportementale », liée à la seule façon de s’exprimer dans l’ exercice de sa discipline. Ce qui convient parfaitement à James Brown (ou même à Robert Johnson). Et ce qui est extrêmement rare.

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