ANOTHER GIRL IN THE NEIGHBORHOOD

Le titre : Teenage Kicks

L’artiste : The Undertones

Le format : 45T/17,5 cm.

La date de sortie : 1978

Le genre : Single qui tue

C’est qui ?: Des Irlandais

Qui joue dessus ?: Feargal Sharkey, John O’Neil, Damian O’Neil, Michael Bradley, Billy Doherty

Comment ca sonne ? : Comme si Buddy Holly était né à Belfast

Qualité du pressage :

Excellente.

Réédition de 2008 – Salvo – Pressage UK

Ce qu’on en pense :

C’est l’histoire d’un gamin.

Un gamin qui trouve qu’une fille de son quartier est vachement mignonne. Alors il se dit qu’il va lui passer un coup de fil. Et après, on verra. Il se fera peut-être jeter, mais au moins il aura essayé. Parce que, comme il le dit, il se sent seul. Et il pense que si elle veut bien de lui, il pourra la serrer fort, très fort, parce que c’est tout ce qui pourra lui arriver de mieux.

Voici résumé le texte de « Teenage Kicks », un morceau du groupe Irlandais « The Undertones ». Tellement bon, qu’à sa sortie, John Peel l’a diffusé deux fois d’affilée à l’antenne de la BBC.

On dit souvent qu’on reste traumatisé par la musique qu’on écoute à l’adolescence et qu’elle détermine vos goûts musicaux. On ne sait pas si c’est vrai pour les gens qui écoutent du jazz ou du classique au collège (il doit bien y en avoir deux ou trois), mais on est certain que cela fonctionne avec la musique pop et le Rock’n’Roll, dont la nature même est l’expression électrique du sentiment adolescent.

Dans le cas de « Teenage Kicks », la forme exprime parfaitement le propos, puissance 10, rappelant ce qu’avait déjà fait Chuck Berry en chroniquant admirablement la vie adolescente américaine des années 50 et bâtissant à lui tout seul la cathédrale du sweet little sixteen.

Pour « The Undertones », c’est un peu différent. Ils vivent dans l’Irlande des années 70, les Ramones sont passés par là, donc ils font avec les moyens de l’époque : batterie percutante et grosse guitare. Ce qui rend l’expérience encore plus probante, car il y a une corrélation entre la guitare électrique, le volume sonore et l’intensité du sentiment exprimé. Il suffit d’écouter l’intro de batterie, qui explose dans vos enceintes, directement suivie par la partie de guitare rythmique qui finit le boulot. Trois secondes suffisent à vous électriser, et ce avec des moyens rudimentaires.

En effet, le punk étant alors devenu le moyen d’expression des jeunes à guitare, le morceau à l’avantage d’être d’une simplicité enfantine et peut être repris par n’importe quel mauvais guitariste, rajoutant à l’universalité de la formule. Un vrai truc de gamin.

Quiconque a eu un jour 15 ans ne peut qu’être transporté par les 2 minutes 26 secondes de ce morceau, qui a en plus le luxe de s’élever d’entrée au dessus la mêlée avec la première phrase chantée par Feargal Sharkey :« Are teenage dreams so hard to beat ? », que l’on pourrait traduire par : « Les rêves adolescents sont indépassables ». Le genre de truc qui résume à lui tout seul le Rock’n’Roll et qu’on devrait inscrire au frontispice de tous les bâtiments publics.

Certains se rappellent où ils étaient lorsqu’ils ont appris l’assassinat de Kennedy. Certains se souviennent de ce qu’ils faisaient lorsqu’ils ont appris que deux avions avaient percutés le World Trade Center.

D’autres se rappellent exactement où et quand ils ont entendu pour la première fois « Teenage Kicks ».

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