QUARTIER LATIN

Le titre : Everyday Is Like Sunday

L’artiste : Morrissey

Le format : 45T/17,5 cm.

La date de sortie : 1988

Le genre : L’enfer c’est les autres

C’est qui ?: Un Dupont

Qui joue dessus ?: Morrissey, son groupe de 1988, et plein de violonistes

Comment ca sonne ? : Suranné

Qualité du pressage :

Bonne. On entend bien les violons…

Rédition de 2010 – Major Minor/EMI – Pressage EUR

Ce qu’on en pense :

Entendue un jour, lors d’une interview radio du grand Nick Kent, dans un français flingué par un accent anglais pourtant délicieux, cette sentence étrange : « Mowissé, c’est un type beuzarre ». Effectivement, on pourrait qualifier de spécial un mec interdisant la vente de hot-dog à ses concerts (« La viande, c’est le meurtre » / The Smiths / Acte IV – Scène III) ou bien racontant n’importe quoi sur l’immigration, le tout drapé dans l’Union Jack.

Bizarre ou pas, il faut bien constater que des spécimens comme Steven Patrick Morrissey, il n’y en a pas deux. Autrefois chanteur de l’orchestre anglais pour étudiants en lettres modernes « The Smiths », le chanteur poursuit depuis 1987 une carrière solo, sortant régulièrement de bons disques. Il paraît. C’est, en tout cas, ce que nous on dit ceux qui arrivent à le supporter, lui,  sa voix et sa manière de chanter.

Car si sa voix vous file des boutons, comme pour les « Smiths », il est quasiment impossible d’écouter un de ses albums en entier. Par contre, il a publié en 35 ans de carrière quelques singles foudroyants, qui vous font dire que, quand même, on pourrait faire un effort.

Dans « Everyday is like Sunday », Morrissey chougne son spleen, perdu sur une plage anglaise. L’avantage avec lui, c’est sa diction parfaite, facilitant la compréhension des textes, même avec un niveau d’anglais moyen. Ce qui permet de constater qu’il est surement le plus grand parolier qu’ai connu Manchester, ou même l’Angleterre. Un peu comme Leonard Cohen, dans un autre registre : une langue simple, permettant l’écoute de certains de ses morceaux juste pour le texte. Une chose plutôt rare dans le registre « pop music pour adolescents à lunettes ».

Parce que le reste, faut quand même arriver à se le fader : arrangements de cordes lourdingues, chant maniéré et pose d’artiste maudit façon Oscar Wilde. Il suffit de regarder la pochette (l’originale ou celle de la réédition) on exagère à peine. Un mal nécessaire, pour l’entendre lâcher au détour d’un couplet, sur une mélodie parfaite :

« How I dearly wish i was not here

In this seaside town

That they forgot to bomb

Come, come, come, nuclear bomb ».

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s