COMMON PEOPLE

Le Titre : Hollywood Junkyard

L’artiste : The Bobby Lees

Le format : Des 0 et des 1

La date de sortie : 2022

Le genre : Rock’n’roll

C’est qui ?: Des américains

Qui joue dessus ?: Kendall Wind, Macky Bowman, Nick Casa et Sam Quartin

Comment ca sonne ? : Un peu comme Gallon Drunk, version générique

Qualité du pressage :

Sortie numérique uniquement…

Ce qu’on en pense :

The Bobby Lees est un groupe moyen, comme la grande majorité des groupes de rock aujourd’hui, et qui a auparavant sorti deux albums que l’on pourrait qualifier, paraphrasant Alain Chabat, de « bien mais pas top ».

Leur dernier album (Skin Suit) a notamment été produit par Jon Spencer, ce qui posait d’ailleurs peut-être un problème. En effet Jon Spencer ne produit d’habitude pas grand monde, excepté lui même. Cela s’entendait carrément sur l’album, qui sonnait comme ceux du musicien New-Yorkais, jusqu’à la caricature. Le problème étant que pour produire ce genre de musique, où l’écriture des chansons n’est pas vraiment le sujet, il faut compenser par une forte personnalité, du type James Brown, Mark E Smith ou Jon Spencer.

Digression malveillante 1:

Le groupe Anglais « Idles » a la même approche, et comme leur chanteur est aussi naze que leurs guitaristes, cela donne un groupe chiant comme la pluie, qui n’a plus rien à dire après le premier album. Il y en a même pour penser que c’est du Rock’n’Roll, comme s’il suffisait de mettre l’ampli sur 11. Si ça marchait, soyez rassuré qu’on l’aurait fait. Mais non.

Jon Spencer n’ayant pas intégré le groupe, l’ensemble pouvait donc être considéré comme bon….mais pas terrible non plus. Et vous le savez, même si ce genre de musique à un coté rustique, elle n’en supporte pas pour autant la médiocrité, surtout sur la longueur d’un album.

Digression malveillante 2 :

D’ailleurs, en réfléchissant un peu, cette musique est elle faite pour être publiée en album ? Au commencement, lorsqu’Elvis s’est matérialisé sur Terre, la notion d’album était accessoire. D’ailleurs, le nom vient littéralement de l’objet : une reliure regroupant plusieurs 78 tours. On pourrait même penser que le format du Rock’n’Roll, c’est le single 7 pouces. Un bout de plastique rudimentaire mais qui une fois posé sur la platine peut produire le bruit du tonnerre, vous faire passer pour un mec cool, faire danser les filles ou vous faire dresser les cheveux sur la tête. Deux minutes trente de décharge et puis c’est tout. Un bien bel outil en effet, l’objet le plus cool qu’ait produit la machine marchande du XXème siècle. Bien plus cool qu’un Iphone. Comme ça c’est bon, on est assuré de passer pour un vieux con.

De toute façon, la notion d’album ne parle plus qu’aux vieux cons. Les jeunes ont pris l’habitude de la playlist, des morceaux « en haut de la liste » sur Spotizertunes et c’est peut être mieux. C’est un peu dangereux pour l’aspect patrimonial, mais au moins on ne les reprendra plus à se faire fourguer des albums de remplissage par les majors, qui de toute façon sont à la ramasse depuis la sortie de l’Ipod. Pour eux, la musique c’est un truc gratuit et quand ils viennent chez vous ils disent « Aaaaah mais c’est ça des disques ! »

L’album, en tant que collection de chansons cohérente plutôt qu’assemblage hétéroclite de morceaux moyens, avec les deux singles au début que chaque face, est en fait apparu dans les années 60, avec Dylan et les Beatles. L’industrie du disque a d’ailleurs adoré : on pouvait vendre aux gamins un truc plus cher. Le problème étant qu’ensuite, l’album est devenu le format principal, sauf qu’il fallait arriver à sortir 10 bons morceaux, et qu’il n’y a eu qu’un seul « Sgt Pepper ». Proposer 40 minutes de musique pop, il faut quand même assurer. On ne parlera même pas des doubles ou triples album (malheur…merci The Clash), dont aucun n’est exempt de défaut, à quelques rares exceptions près (« Exile on main Street » par exemple).

Donc, bref, le groupe américain The Bobby Lees a sorti ce single qui à lui seul est bien meilleur que l’ensemble de leurs deux premiers albums. Cela ne sonne plus comme Jon Spencer, tout en restant furibond comme on aime. Il y a même un morceau atypique (Strange Days) qu’on à d’abord pris pour une reprise du morceau des Doors, mais en fait pas du tout (la mémoire qui flanche, la vieillesse, le naufrage …aaaargh). Un titre qui augure du meilleur pour la suite de la production du groupe.

Et bien sur, cela ne sort pas en physique, seulement en numérique, à écouter sur un Iphone…Hahaha.

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