STARS AND STRIPES

Le titre : Free Again : The « 1970 » Sessions

L’artiste : Alex Chilton

Le format : 33T/30 cm.

La date de sortie : 1996

Le genre : J’ai avalé la collection de disques de la Bibliothèque du Congrès

C’est qui ?: The Letter, The Box Tops, Big Star, etc…

Qui joue dessus ?: Alex Chilton, Terry Manning, Richard Rosebrough, Jeff Newman, Paul Cannon

Comment ca sonne ? : Comme Big Star

Qualité du pressage :

Excellente.

Réédition de 2012 – Omnivore Records – Pressage US

Ce qu’on en pense :

Alex Chilton, c’est le mec bizarre qui chantait « The Letter » en 1967, avec son groupe The Box Tops. A l’écoute du single, impossible de deviner que le gars avait seulement 16 ans. Et ce n’est pas parce qu’il était tout minot qu’il n’avait pas d’avis sur la musique. Ne voulant pas suivre l’orientation « pop band » que voulait prendre le groupe à la suite du succès mondial du single, il s’est engueulé avec Dann Penn (leur producteur, pourtant pas un branque) pour finir par se tirer du groupe afin de faire ce qu’il voulait.

Débarrassé de toute contingence mercantile, Chilton est entré en studio (les studios Ardent, Memphis-Tennessee, la classe quand même) pour faire son disque, ce disque…qui pourtant ne sera jamais publié. Le label, ne sachant pas quoi en faire, finira par le sortir en 1996, avec un tout petit tirage, ce qui donnera des sueurs froides bibliques aux fans hardcore de Big Star.

Ces enregistrements se situent juste avant que Chilton fonde Big Star avec Chris Bell. Musicalement, c’est du même niveau et on pourrait considérer que ce disque fait partie de la discographie du groupe. Tout est excellent et quand on mesure que Chilton n’avait que vingt ans lors de ces sessions, on reste interdit. L’ensemble éclate d’une incroyable musicalité, s’appropriant toute l’histoire musicale américaine avec une aisance surnaturelle (sur « I wish i could meet Elvis » par exemple), à la façon de Dylan ou de Neil Young.

Pour dire le niveau, outre des compositions excellentes, il y a carrément une reprise de « Jumpin’ Jack Flash ». Le truc que personne n’ose faire (ça va pour déconner, ou pour s’échauffer, mais de là à le mettre sur un album…). Une reprise intelligente, au groove létal, la meilleure qu’on ait jamais entendue (d’ailleurs on n’en connaît pas d’autres, sauf bien sur celles des baluchards français qui sortent de leurs terriers pour la fête de la musique).

Dernier morceau du disque, « All we ever got from them was pain », sorte de version pessimiste du « Thirteen » de Big Star, d’une beauté troublante et dont l’écoute à sans aucun doute traumatisé Elliott Smith.

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