COME OOON!

Le Titre : The Richmond Sluts

L’artiste : The Richmond Sluts

Le format : 33T/30 cm

La date de sortie : 2001

Le genre : Panthéon Garage

C’est qui ?: Un groupe de San Francisco

Qui joue dessus ?: Shea Roberts, Jesse Nichols, Chris B, Brad Artley, Justin Lynn

Comment ca sonne ? : Mortel

Qualité du pressage :

Bonne.

Media Creature Music – Pressage US – Réédition de 2016.

Ce qu’on en pense :

Dans la catégorie maudite du « grand disque caché dont tout le monde se fout et on comprend pas pourquoi », celui là c’est peut-être bien le champion. Sorti en 2001, la même année que le premier album des Strokes, et en pleine période dite du « retour des groupes à guitares », cela aurait pourtant pu faire l’affaire. Mais non. Queue dalle. Le groupe se séparera direct après (avant de se reformer 15 ans plus tard pour la même : un bon disque qui n’intéressera personne). Et pourtant, c’était autrement plus furieux que les Strokes. Et l’album plus que bon.

Si vous êtes de ceux que les parties de guitare rythmiques infernales et pétées de glorieuse fuzz font transpirer, vous pouvez sortir la serviette. Le bon vieux son des New-York Dolls et de Johnny Thunders, en mieux. Mixées bien en avant, on ingère sidéré 34 minutes de guitares électriques mortelles. Impossible à écouter en sourdine, tout dans le rouge, les voisins on s’en fout, monte le son, de toute façon ça leur fera du bien. Un disque qui donne immédiatement envie de s’acheter une guitare électrique et de monter un groupe de rock.

Sans exagérer, cet album à sa place à coté de son papa, le « L.A.M.F. » de  Johnny Thunders & The Heartbreakers. Dès la première nanoseconde, le bras à peine posé sur le disque, on sait de quoi on parle. Pas d’intro, direct la rythmique létale du rock’n’roll, celle venue du blues et de Chuck Berry, celle qui vous consume les synapses et qui fait s’allumer la petite lumière dans votre cerveau reptilien, celle qui vous fait dire « Putain, c’est le bruit le plus cool du monde, et en plus ça me donne envie de bouger la tête comme un débile. Et en fait…je veux bien être un débile pendant 30 minutes». Et quand le chanteur attaque par un « Come Ooooon ! » de circonstance, on se retient de ne pas répondre «OUUUAIIIIS !!! » tout seul comme un con dans son salon. Scié au bout de 12 secondes (on a chronométré).

Alors les grincheux diront que cela ressemble aux New-York Dolls et qu’on a déjà entendu cela mille fois. En fait on pense tout le contraire. On pense plutôt que ce genre de disque est rare. En effet cela « ressemble » aux New-York Dolls, qui eux même jouent la même musique que Chuck Berry, qui lui même joue la même musique que Robert Johnson, qui lui ….ah euh ….lui il a peut être bien fait péter le compteur avec ses copains du Delta, et encore il faudrait étudier la musique traditionnelle Malienne pour en être sur. Et de toute manière, ce n’est pas la facture qui compte, mais l’interprétation. Donc l’argument ne vaut rien.

Enfin bref, comme souvent en musique populaire, il vaut mieux éviter de trop réfléchir si on ne veut pas passer pour un con qui mélange tout et qui pense qu’on peut comparer «Sticky Fingers » et « Les Misérables ». De toute façon, tout cela on s’en fout, la tête renversée et perdu dans le bruit étourdissant de la machine.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s